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Et si on soignait nos mots pour que ce ne soient pas des maux

Dernière mise à jour : 3 mars


Se servir des mots pour éviter de développer des maux
Des mots pour soigner les maux

Marshall Rosenberg nous dit que "Les mots sont des murs ou bien des fenêtres", Don Miguel Ruiz préconise "Que ta parole soit impeccable" et Masaru Emoto nous montre le pouvoir des mots sur l'eau grâce à ses incroyables photos de cristaux d'eau après avoir prononcé certains mots ...


Et si nous prenions soin des mots que nous employons au quotidien envers nous-mêmes et les autres et notamment nos enfants ...


Notre rythme effréné au quotidien nous invite à leur répéter "dépêche-toi on va être en retard" dès le matin et souvent nous recommençons le soir avant de les coucher parce que nos obligations d'adultes ne correspondent pas forcément à leurs besoins d'enfants.


Bien souvent également, nous leur demandons d'arrêter sur le champ ce qu'ils sont en train de faire pour venir manger, participer à la vie de la maison ou partir alors qu'ils sont certainement au milieu d'une grande aventure ou autre d'aussi important pour eux.


Et encore d'autres fois, éreintés par notre journée et nos tracas, nous n'avons plus de patience et la moindre de leurs erreurs nous paraît être une montagne infranchissable et nous nous énervons.


Je dis bien nous, car je ne connais aucun parent à qui l'une ou l'autre de ces anecdotes ne soit jamais arrivée ... et ne nous jetons surtout pas la pierre.


Le repérer et imaginer d'autres solutions peut nous aider à éviter de nous laisser prendre dans ce cercle vicieux que nos enfants vivent souvent douloureusement ... Nous également en réalité car nous avons les meilleures intentions pour eux quoi que nous fassions.


Quelques pistes ici, non exhaustives :


- repérer le moment où je m'apprête à dire "dépêche-toi" pour plus facilement l'éviter. Evidemment, ça ne marchera pas à tous les coups, mais s'en rendre compte est déjà un premier pas pour moins le dire.

- anticiper les départs de la maison en se fixant ne serait-ce que deux ou trois minutes d'avance et ressentir la décontraction que ça fait naître chez tout le monde.

- chaque soir, demander à son enfant : "comment s'est passée ta journée ?" avant même de penser à la somme de tout ce qu'il y aura à faire, ou à son linge qui n'a pas été mis au sale, ou au petit-déjeuner oublié sur la table. S'offrir cette petite bulle qui dit "Je m'intéresse à toi." et qui peut faire toute la différence. Il sera bien temps après de gérer l'éducatif - rangement ou autre.

- parler de son propre besoin pour faire comprendre son mécontentement : "quand je rentre à la maison et que je vois tout ce désordre, je me sens vraiment mal / ça me met en colère parce que je suis fatigué(e) de ma journée / ça me désespère parce que j'espérais pouvoir prendre du temps ensemble pour faire autre chose / ... , c'est pour ça que j'ai besoin de savoir que je peux compter sur toi quand tu m'assures que tu as rangé" par exemple. Exprimer son besoin, le faire entendre et comprendre permet d'enrayer beaucoup de conflits même si parfois ça ne fonctionne pas. Quand tout le monde prend le pli de l'utiliser à la maison, petit à petit il y a moins de conflits.

- demander à son enfant de venir manger ou aider au moins 5 minutes avant pour lui laisser le temps de s'y préparer et/ou finir.

- toujours aller se coucher réconciliés si jamais la dispute a été inévitable. Nous nous réveillons avec les pensées que nous avons eues au coucher, autant tous se réveiller du bon pied le lendemain matin !


Bien sûr il existe bien d'autres pistes pour que nos mots soient des fenêtres et pas des murs, que notre parole fasse du bien et évite les maux, pour que nos cristaux d'eau soient harmonieux ...


J'aurai d'autres pistes à vous partager très prochainement, peut-être en utilisiez-vous déjà parmi celles proposées, ou d'autres. J'ai hâte de lire vos propositions en commentaire !


A vos bons et beaux mots !


Ann pour Ardelya


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